One Voice Awards USA
quand on aime…
Double nomination aux One Voice Awards USA — 2024 & 2026.
Catégorie internationale.
En 2024, la nomination concernait Le numéro que vous avez demandé, dans la catégorie Best International Overall Voiceover Performance.
En 2026, même catégorie pour La voix de la vie.
La surprise, le silence, le pied du lit.
Je n'ai produit aucune grande phrase.
Quelques onomatopées.
Un champ lexical grand comme une boîte d'allumettes.
L'émotion m'a fait manquer l'assise — littéralement. Je me suis retrouvée au pied du lit, assise comme un pantin, traversée par un mélange de sidération, de joie et d'incrédulité.
Dix minutes.
Vingt peut-être.
Sciée, dans le langage commun.
Dans mon univers intérieur, ça a fait séisme.
Mon syndrome de l'imposteur a sauté par la fenêtre ce 4 juillet 2024, sans demander son reste.
Il reviendra sûrement rôder un jour.
Ces bêtes-là ont plusieurs vies.
Depuis Dallas, il trouve la porte moins facilement.
Le numéro que vous avez demandé
Le numéro que vous avez demandé n’est pas un travail de commande.
C’est un podcast personnel.
Quelque chose de prélevé dans l’intime.
Qu’un travail de cette nature soit entendu, retenu, nommé aux One Voice Awards USA, dans une catégorie internationale, a déplacé quelque chose.
Une possibilité s’est ouverte. Une voix peut venir d’un détour, d’une colère, d’un humour sec, d’une blessure transformée en mouvement, et trouver sa place dans un espace professionnel exigeant.
C’est cela qui a compté.
Dallas, donc.
Après la sidération, l'organisation.
Le billet.
L'ESTA.
Le départ.
La valise.
La fébrilité.
Le « je suis vraiment en train de faire ça ? »
Le « j'y vais vraiment ? »
je suis nominee.
Avec tout ce que ça avait d'absurde, de drôle, de bouleversant.
Nominee aux One Voice Awards USA.
À Dallas.
Avec des voix venues du monde entier.
Avec des professionnels que je regardais jusque-là comme des noms sur des listes, des références, des sommités du métier.
Et soudain, j'étais dans la même phrase.
Moult fois nominés.
Et je suis là… avec eux. Les nominés. Nominés.....
Comme moiiiiii.
Les sommités, les affinités, les vraies personnes.
La One Voice Conference, ce n'est pas seulement une cérémonie pendant un dîner de gala.
Il y a les rencontres professionnelles. Celles qui impressionnent un peu — voire nettement plus. Celles où l'on se retrouve face à des voix reconnues, solides, expérimentées, parfois multi-nominées ou primées, et où l'on partage pourtant la même matière : le micro, le doute, le travail, la prise, l'écoute.
Il y a aussi les rencontres d'affinité. Les conversations qui dépassent les badges. Les échanges qui restent après l'événement. Les personnes que l'on recroise autrement, avec qui l'on continue d'échanger, de rire, de suivre le parcours, parfois même de collaborer.
Parce que oui, Dallas a aussi rempli une belle page de contacts.
Dallas m'a rappelé que la voix off n'est pas seulement un métier solitaire devant un micro. C'est aussi un réseau vivant.
Une reconnaissance, une fondation.
La nomination n'a pas changé ma voix.
Elle a changé la façon dont je l'assume.
Elle a mis une lumière nette sur une zone que je gardais parfois à part : les textes plus personnels, les pièces audio, les formes moins sages, moins commerciales, moins attendues.
Dallas a donné une place à ce travail-là.
Une forme de fondation.
Un renfort.
Depuis, je regarde différemment ce que je faisais déjà.
Plus de confiance.
Plus d'audace.
Moins de permission à demander.
Le confort n'est pas venu d'un coup.
La légitimité, elle, a gagné du terrain.
La voix de la vie
En 2026, une nouvelle nomination arrive avec La voix de la vie.
Même catégorie internationale.
Ce même sentiment étrange de gratitude, d’incrédulité et de joie très réelle.
La deuxième fois n’efface pas le séisme de la première.
Elle le prolonge.
Elle dit que 2024 n’était ni une parenthèse, ni un aimable malentendu.
Quelque chose circule. Se confirme.
Rendez-vous à Dallas fin août.
